Cette pourriture de maladie, j'en parlais il y a 4 ans déjà.

Le cancer, cette fichue maladie qui nous touche de plus ou moins près ! Elle continue de faire des ravages. Aujourd'hui, elle est en train d'emporter quelqu'un que j'aime, de foutre en l'air la douceur de vivre d'une famille, de faire du mal à des gens qui comptent pour moi.

Tamara_Lichtenstein4

J'ai envie de crier, de hurler, de rugir,
de courir de rage jusqu'à ce que mes jambes ne me portent plus,
de taper cette maladie si seulement elle pouvait être humanisée le temps de 5 minutes que je me défoule !,
de pleurer jusqu'à ce que je m'assèche,
de serrer chacune des gens qui m'entourent en lui disant à quel point elle compte pour moi,
d'annuler mon voyage pour vivre chez mes parents à vie,
d'empêcher que cette connasse de maladie recommencer, que ce soit avec mes proches ou avec quiconque,
de passer mes journée emmitouflée dans ma couette, tête sous mon oreiller,
de dire à tous ceux qui se plaignent que la vie, c'est super précieux, c'est super fragile, c'est super important,
de tarter ceux qui me disent même s'ils ont raison que "la vie continue"
parce que c'est dur de reprendre le cours de la vie quand on nous arrache nos proches, qu'on nous les vole,
qu'on me fasse un gros, gros, gros, GROS câlin qui ne finit jamais,
de cracher au visage des gens qui se plaignent pour un rien, ceux qui n'ont pas conscience de la chance qu'ils ont,
de faire avancer la recherche,
de m'impliquer dans les actions de la Ligue nationale contre le cancer,
de faire des dons pour ne pas continuer éternellement à se faire marcher dessus par cette connasse de maladie,
d'inciter mes copains/cousins/collègues/connaissances à donner aussi,
de remercier les équipes médicales qui font de la lutte contre le cancer leur quotidien
et aussi les équipes qui accompagnent les patients en fin de vie vers une lumière plus douce,
de prendre un avion et d'y aller,
de dire au revoir sereinement,
de lui caresser les cheveux,
de lui prendre la main,
de lui dire que tout va bien se passer,
qu'on va veiller sur ceux qui restent,
qu'elle peut partir si elle le souhaite, si elle souffre, si elle en a besoin,
qu'elle a été tellement forte pendant 10 ans,
qu'on ne l'oubliera pas, qu'elle restera quand même avec nous,
qu'elle dise "bonjour" à Papy,
d'entourer ceux pour qui ça va être encore plus dur, ceux pour qui le quotidien se fait violer,
d'envoyer valser le boulot en disant "fuck" à tout le monde tellement je n'ai pas la tête à ça, tellement ça ne m'intéresse pas en ce moment,
de vivre,
de me sentir vivante,
de profiter de chaque moment, de chaque personne, de chaque petit bonheur.
de danser,
de boire,
de faire la fête,
de voir du monde,
de faire des projets,
de voyager,
de fonder une famille,
de me créer un cocon que la maladie n'atteindra pas,
de donner de l'amour et de la joie,
de faire briller la vie pour empêcher la connasse de s'y installer, elle n'est pas la bienvenue,
sans oublier,
jamais.

Tu sais quoi le cancer ? Je te crache dessus !

 

*Photo Tamara Lichtenstein