Ca a du bon de partir après tout le monde en vacances : les prix sont moins chers, il y a moins de monde, tu laisses la merde de la rentrée speed aux autres. Mais punaise, faut y arriver à la fin août !

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Déjà, quand tu ouvres Facebook ou Instagram.

1ère publi : Benoît boit des bières en terrasse à Toulouse en pleine journée. Quelle insolence  !
2ème publi : Solène met carrément un album de son voyage à Bali. Je lui en veux à 200% !
3ème publi : Julie poste une photo de ses enfants en train de se baigner à Saint Malo. Bon...
4ème publi : Antoine met une photo de sa meuf sur une bouée flamant rose.
5ème publi : ta belle famille en rando.
6ème publi : NEWS, un bébé laissé dans une voiture en plein soleil crève de chaud.

Et toi, tu moisis au taff. Même Facebook te dit : "Paula, ça fait longtemps que vous n'avez rien publié". Oui bah scuse moi, mec, mais ma vie risque de passer inaperçue en ce moment !  Ca m'a saoulé, j'ai fermé Facebook !

Et si le début de vos vacances a rimé avec charette au boulot pour moi, maintenant le rythme s'adoucit, peut-être même un peu trop. Les journées sont looonguuueess, tellement looooonnggguueees. Tellement que j'ai déjà fait, 3 semaines en avance TMTC Chacha ma liste pour ma valise. D'ailleurs, j'ai eu tellement de temps que je l'ai même réorganisée une seconde fois sur Excel puis remise au propre dans mon carnet de voyages avec des sous-catégories. L'ennui fait renaître mon organisation compulsive.

Si seulement il faisait beau ici ! Mais non ! Même la météo est en dépression ! Parfois, on a la chance d'avoir un peu de soleil, mais SEULEMENT quand on est coincés au boulot, sinon c'est pas drôle ! Les orages et les averses de maboule c'est pour le soir et le week-end ! Evidemment. Je crois que j'aurais jamais fait aussi peu de barbecue pendant un été. En témoigne ce samedi 12 août où j'ai créé un event Facebook du feu de dieu pour inviter les rescapé de l'août à venir "jouer de la brochette", comme dit ma grand-mère. On s'est alors retrouvés à 15 dans le jardin de mes parents, partis visiter la jolie Provence ensoleillée, un k-way sur la gueule avec chacun une barquette de merguez sous le bras, comme des cons.

J'ai ensuite eu du temps pour trouver des bonnes adresses pour les vacances. J'ai tellement poncé les blogs, Trip Advisor et autres sites pour dénicher des perles rares que j'ai déjà l'impression de connaître les villes par coeur et je me demande si ça vaut le coup que j'y aille.

Le pompon, c'est quand une copine t'appelle de ses vacances. Pas pour prendre de tes nouvelles, non, non. Pour savoir si je préfère le maillot de bain jaune ou le maillot de bain violet qu'elle m'a envoyés en photo par message. Biatch, va ! Je ne sais même plus ce que c'est un maillot de bain !

Et pendant ce temps là, j'ai aussi dû nourir 18 chats, arroser 23 plantes et relever le courrier de 5 potes pendant qu'ils se la coulaient douce au soleil, un cocktail dans la main droite et du sable entre les orteils. J'ai envie d'être vulgaire mais je m'abstiendrais.

La ville est morte. Les étudiants ont déserté. Les travailleurs sont à la plage. Même Primark ressemble à un désert sans oasis. Les commerces ferment un à un. On dirait Limoges. Chaque matin, quand je pars bosser, je ne croise tellement personne dans la rue que j'ai, tous les jours, l'impression d'être dimanche. It sucks !

MAIS.... Je vois une lueur d'espoir. Les gens commencent, petit à petit à revenir de vacances. Ca veut donc dire que potentiellement c'est bientôt mon tour. Bon cela signifie également que le ratio gens bronzées/gens pâles s'inverse et que ça pue grave d'être encore dans le clan des aspirines. Mais bon, ça, c'est purement esthétique !

Enfin, pour être sûre de tenir jusqu'au bout et comme j'ai un peu 5 ans, j'ai fait un calendrier des dodos. Chaque jour, je coche ma petite case me rapprochant tout doucement ouais, surtout ne vous pressez pas hein ! du grand départ....

Alors voilà, je vous adore et je m'excuse si parfois je vous offense en voyant vos photos de vacances. C'est juste que le temps est long. Un peu long. A charge de revanche, vous m'en voudrez quand ce sera à mon tour de quitter/débaucher/voyager/publier !

Allez va, sans rancoeur, pluie de paillettes sur vos vacances à tous, mais revenez hein !