Il y a des films comme ça... Pas forcément des chefs-d'oeuvre. Juste des films qui provoquent en toi toujours la même émotion. Et peu importe si c'est la 1ère ou la 56ème fois que tu le vois. Petite, je croyais être dépourvue de sentiments puisque tout le monde me disait qu'il pleurait devant Bambi et moi, ça me faisait ni chaud ni tiède. En grandissant, j'ai réalisé que j'avais aussi ce pouvoir de me laisser abandonner à des émotions pour des films.

 

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Photo Artsy Wallpaper Designs by Kate Zaremba

Ce film là, pour moi, c'est My girl, le film de mon enfance. Le tout premier film à m'avoir fait chialer. Je dis "chialer" et pas "pleurer" car, non, non, il n'y a pas une petite pointe d'émotion avec une pauvre petite larme. Non, je chiale à gros sanglots devant ce film. La scène de ce petit garçon qui meurt piqué par des piqûres d'abeilles Diantre, je me rends compte qu'en disant cela comme ça, c'est affreusement ridicule... et sa meilleure amie pour qui, l'enterrement est un réel déchirement. Ca me mettait toujours en foufelle ! Je pleurais à gros sanglots, inarrêtable, comme si c'était moi qui étais en train de vivre cela.

L'autre soir, sur Netflix, je vois ce film dans la programmation. Je me dis naïvement  que cela pourrait être drôle de le re-re-re-re-re-regarder et voir si cela  a bien vieilli. J'ai été complètement absorbée par ce film une nouvelle fois. Je ne l'avais pas vu depuis... depuis... une bonne grosse quinzaine d'années et je réalise que, mis à part les enfants qui faisaient du vélo et la scène de l'enterrement, je n'avais AUCUN souvenir du reste. Comme si c'était les seules images que mon cerveau avaient imprimé du film. J'ai donc tout redécouvert. C'est toujours amusant de redécouvrir un film avec un oeil adulte. Comme quand Maman, j'ai raté l'avion passe à la télé.

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Film My Girl (1991)

Evidemment, 15 ans après, j'ai ENCORE déversé mes sanglots dans le canapé à la même scène sous les rires moqueurs de Matt. Je ne sais pas pourquoi cela les amuse autant les hommes de nous voir chialer devant la télé. Comme l'autre jour, il m'a forcée à regarder Les gardiens de la galaxie qui passait à la télé. Ce n'est pas du tout mon genre de film de base. J'ai chialé bien évidemment à la première scène en me disant que bon... finalement... j'allais peut-être apprécier. Bon dès la deuxième scène, j'ai trouvé que ce film devenait du grand n'importe quoi.

Il fut une époque où mes émotions se la jouaient solo et je pleurais pour un oui pour un non et même devant C'est ma vie. Aujourd'hui, si je suis plus sélective sur les larmes à verser, j'essaye toujours de les essuyer le plus discrètement possible pour éviter que Matt ne me grille et ne commence à rire. Matt, il pourrait bouffer du pop corn en me fixant pour voir si je vais pleurer quitte à rater tout le film. Ils sont masos, je vous dis ! La solution ? Aller voir les beaux films sans lui.

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Lion (2016)

Comme LION. Vous l'avez vu ? J'y suis allée avec une copine : c'est une pépite d'émotions. Tu as envie de prendre le petit Saru dans tes bras pour le réconforter, lui dire que tout va bien se passer et le grand pour lui rouler des palots mais ça c'est une autre histoire. Dans la salle, il n'y avait que des nanas sur ma rangée de sièges. Ca m'a presque fait plaisir quand j'ai entendu la nénétte d'à côté étouffer ses sanglots dans un mouchoir, je me suis dit qu'on était nombreux sur la même boîte de mouchoirs. Quand la lumière s'est allumée, j'ai été marquée par le silence de la salle, chaque personne se remettant de ses émotions avant de partir.

Je suis peut-être méga cucul ou fleur bleue, j'assume mais au moins, moi,
je ne boude pas toute la soirée quand mon équipe préférée perd un match !