Cet été, je vais devoir camper 1 semaine. Soyons clairs : je ne suis pas au top de la réjouissance. Mais soit. Je me prête au jeu volontiers. Ce sera l’occasion de retrouver mon âme d’aventurière, si tant est que j'en eusse une jadis. Faut dire le camping, j’ai arrêté en 2004. Et je ne m’en suis jamais plainte. 

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- Álfheiður Erla-

 

Avant, quand on campait, on prenait une tente igloo qui prenait la moitié du coffre de la voiture. C’était pas vraiment une tente 3 secondes mais plutôt 3 heures, si tu vois ce que je veux dire. Le temps que tous les piquets tiennent debout et que tu te rendes compte que tu as oublié de mettre la toile intermédiaire, que tu plantes tes sardines au maillet… Les enfants d’aujourd’hui savent-ils seulement ce qu’est un maillet ? 

 A ma première colo, en plus de mon sac à dos (10 fois plus grand que ma taille de naine)(de l’époque) rempli de fringues, culottes, trousse de toilette, kilo de bonbecs et chaussures de rando, il y avait ce qu’on appelait répugnément « la croûte ». J’aurais dû me méfier à l’époque de « la croûte ». Rien que son nom était un mauvais présage. La « croûte » était un matelas autogonflant. Enfin… Un matelas… Entendons-nous. Une sorte de tapis gonflant plutôt sur lequel tu allais devoir passer TOUTES tes nuits de la colo et que tu maudirais chaque matin au réveil. 

En plus de la « croûte » et toujours accroché à ton gros sac à dos, le duvet. Le gros sac dans lequel tu craignais toujours te coucher le soir de peur qu’une colonie de sauterelles ait décidé d’y faire un HLM de compet. Et puis, il fallait me voir le replier le sac de couchage. On aurait dit un combat de lutte greco romaine. Et c’est pas faute d’avoir suivi le camp d’entraînement de mon père avant le départ. Je roulais tout comme il fallait mais au moment d’attraper la housse, j’avais beau m’asseoir dessus,tout foirait et rien rentrait. Bien sûr, la Cindy à côté de moi, elle y arrivait tout le temps et du premier coup. Tu crois qu’elle m’aurait aidé ? Tête à claques, Cindy. 

On en parle du repas aussi ? Cette vieille gamelle en fer dans laquelle on gravait nos prénoms et qui donnait tout sauf envie de manger. On dirait une bande de naufragés qui s’arme du système D pour faire illusion.

Pour la douche du camping, il fallait aussi être sacrément solide dans ta tête pour oser te mêler aux champignons des autres et aux araignées de la jungle sur la paroi. Elue meilleure aventure de l’année pour mettre fin à toutes tes phobies d’un coup ! 

Cette année, je suis allée voir sur le site de Décathlon pour m’approvisionner. Je faisais la grimace en me remémorant les joies du camping. Non, n’insistez pas : je n’ai vraiment pas la foi de ressortir ladite « croûte » et le sac de couchage. Purée, le changement ! 

Le camping, ça n’a plus rien à voir avec avant ! Aujourd’hui, tu pars camper dans une tente que tu lances et qui se monte toute seule. La tente, elle a des lumières intégrése pour pas galérer à enfiler ton pyjama à tâtons. 
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Tu n’as plus besoin d’une croûte et d’un sac de couchage parce que le matelas se range désormais dans le sac du sac de couchage. 

Ta vaisselle est devenue design. Ne parlons pas des tables et des chaises qui sont ultra confort. Comme à la maison ! Tu n’es même plus obligée de remettre ton hygiène à celle des douches du camping, tu peux posséder une sorte de pompe qui t’offre une douche dans le grand luxe. Et si pudique tu es, tu as même la cabine de douche 3 secondes. Mais où va le monde ? 

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Bon, perso, je n’ai pas les moyens de m’over équiper. Alors je pense craquer pour le matelas combiné au duvet, une lampe de tente et pourquoi pas un jeu de vaisselle. 

Ah oui et mon pote m’a dit qu’on allait bouffer des raviolis tous les jours. Sourire ultime.

Et toi, tu connais les joies du camping ?