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Avant, quand je regardais les gens depuis ma fenêtre en train de courir, j’étais partagée entre l’admiration et la frustration. L’admiration, parce qu’ils sont beaux les coureurs. Je trouve que le sportif a la classe dans sa tenue, allant au rythme de ses petites foulées. Ça en impose grave ! La frustration, parce que je me demandais toujours après quoi ils couraient. Courir pour courir, moi je trouvais ça chiant. Et puis, au printemps dernier, j’avais besoin d’augmenter ma fréquence de sport sans dépenser plus. Un peu à contrecœur, je me suis  mise à courir. 

Aujourd’hui, j’entame ma deuxième saison de running (car je ne cours pas l’hiver) (on appelle ça une coureuse des beaux jours) et je vous prodigue aujourd’hui quelques conseils pour se mettre à la course à pied, il n’y a pas de raison. C’est accessible à tous. 

Faut savoir qu’il y a E-NOR-ME-MENT de personnes qui courent. On s’en rend d’avantage compte quand on s’y met d’ailleurs. Il y a de tout : des débutants, des confirmés, des sportifs du dimanche, des marathoniens, des compétiteurs, des jeunes, des vieux, des gros, des minces… Tout le monde court. Même les beaux gosses. Ça donne envie de courir plus vite, croyez-moi ! 

Courir oui, mais si je pouvais éviter de terminer dans la rubrique faits divers, ça m’arrangerait. Alors quand je vais au parc pour courir, j’embarque une copine avec moi. Et puis, c’est aussi l’occasion de papoter un peu. 

Ne croyez pas qu’il suffit d’enfiler un jogging et une paire de tennis pour aller jogger. On attrape vite chaud en courant et pendant les beaux jours, le short est très appréciable. On oublie les chaussures plates qui vont vite vous démolir le dos et les genoux. On investit une bonne fois pour toutes (enfin non, faudra les changer quand vous aurez usé un peu le macadam du parc) dans une paire de chaussures de running, spécialement conçues pour amortir les chocs et donner de l’élan à vos foulées. Si vous n’y connaissez rien comme moi, rendez-vous dans un magasin de sport où les vendeurs pourront vous aiguiller. Les Ben Simon, ce sera pour aller avec la petite jupe bleue, d’accord ? 

Gros nénés ? Pensez à la brassière de sport qui maintiendra votre poitrine délicate et évitera tout débordement disgracieux et désagréable. 

Ne mettez pas la barre trop haut au début. Ne rêvez pas : vous ne deviendrez pas Usain Bolt dès le premier quart d’heure. Vous pourriez tomber en syncope au coin de la rue. Evaluez vos possibilités. Allez à votre allure même si vous ne tenez que 15 minutes. Au bout d’un moment, vous verrez, vous serez capable de grignoter un peu plus le temps et d’augmenter vos performances. Un ami coureur m’a même conseillé de courir plusieurs fois par semaine (même si c’est plusieurs fois 30 minutes au lieu d’une heure), on progresse plus vite. 

Au début, vous allez être frustrés de voir que des tas de coureurs vous dépassent les doigts dans le nez avec une facilité déconcertante. Sauf qu’un jour, à force de courir, vous allez dépasser quelqu’un et ce jour-là, vous serez un peu Queen Elizabeth !  

Pendant la course, on pense bien à respirer : on inspire par le nez, on souffle par la bouche. Ça évite les points de côtés et donc les bonnes excuses pour s’arrêter. Un bon coureur est également capable de parler pendant l’effort. Ainsi, si vous parvenez à maintenir une discussion avec votre partenaire, c’est que vous êtes sur la bonne voie. Vous voyez, c’est pas si chiant que ça en fait ? 

Après l’effort, est-ce utile de préciser qu’il faut boire (beaucoup) (et de l’eau) et s’étirer pour éviter de marcher comme un manchot le lendemain ? 

Et le plaisir dans tout ça ? Il arrive très vite. Surtout, quand on constate les progrès réalisés. Courir, ça fait un bien fou et tout le monde vous le dira. Ça libère des pressions de la semaine, ça fait prendre l’air, ça défoule. On se dynamise, on a plus envie de bouger, on se sent plus léger, on oublie les soucis. Et une fois qu’on s’est dépensé, une sensation de bien-être nous envahit. Le plus dur dans le running, c’est de se motiver. Après quelques séances, on a presque hâte d’enfiler nos baskets. 

Courir, ça libère aussi des endorphines qui vous remplissent d’une euphorie incroyable qui fait qu’on oublie l’effort, la fatigue et la douleur. On est juste content de l’avoir fait. On n’appelle pas ça les hormones du bonheur pour rien. 

Si vous avez quelques kilos à perdre comme moi, vous serez content d’avoir une façon simple d’éliminer à la demande. En effet, le running c’est top parce que c’est gratuit, ça peut se faire partout (ville, campagne, salle de sport…) et dès qu’on a un peu de temps devant soi. Sur mon lieu de vacances cet été, je me suis surprise à enfiler mes baskets et à aller fouler le sol de la falaise du village. Un panorama exceptionnel. 

Aujourd’hui, je ne cours pas pour le nombre de calories brûlées. Je prends juste du plaisir à courir et à me libérer. Si, je vous jure ! Bon, si en plus ça peut me faire éliminer les petites bouées, c’est parfait… 

Je manque encore d’entraînement mais j’aimerais pouvoir un jour participer à une course. Juste pour voir, juste pour le défi d’aller au bout et de se dépasser. 

Pourquoi cet article ? Parce que je suis sponsorisée par le ministère du running et qu’on me paye 2 euros à chaque fois que je case le mot « running » (+2), « course à pied » (+2), « courir » (+2) et « baskets » (+2). Ou alors tout simplement parce que la course à pied, avant, je n’y croyais pas. Il m’aura suffi d’un élan de motivation, de plusieurs tours de pistes et de quelques conseils avisés pour ne plus pouvoir m’en passer. Je me dis que j’arriverais peut-être à vous convaincre de vous y convertir. 

 

Et toi, tu cours ? Qu’est ce que ça t’as apporté ?

Photo : Quechua

Macaron R+®dactrice SBG petit