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Ca fait plusieurs fois que je vous bassine avec des billets sur l’alimentation, le bien-être en soi et tout le tralala. 

C’est bien beau tout ça mais les résultats sont loin d’être là et je continue à grossir comme si l’on soufflait dans un ballon de baudruche. Je n’en peux plus, je le sens, je me traîne, je gonfle… 

Je me cache alors derrière des excuses pas totalement infondées : je mange bien, je mange mieux, équilibré, mes assiettes me font envie. Et je fais aussi beaucoup plus de sport (on peut toujours faire plus de sport). 

Rien que cette étape m’a beaucoup aidé. Je sens quand je mange que je ne pourris pas mon intérieur avec des graisses saturées, je ne me souille plus, je mange. Ca fait un bien fou ! Idem pour le sport. Qu’est ce que c’est agréable de bouger régulièrement. J’ai décuplé mes déplacements à pieds, en vélo aussi. Je fais plus de zumba et avec les beaux jours, je me suis remise à courir. J’avais presque oublié à quel point ça me faisait du bien. Oui, parce que le sport me le rend bien. Je dors mieux (à condition de ne pas en faire trop tard le soir), je me sens plus tonique, plus légère, plus musclée. 

Mais je crois que je suis rentrée dans la spirale infernale du culte du corps et que je veux tellement maigrir que je ne maigris pas. Tu vois ? 

Pire encore ! Je me suis mise au grignotage intensif. Pas le petit chocolat une fois de temps en temps. Non. Je me suis mise à bouloter de tout, tout le temps et en grande quantité. 

Tu vois, je me suis souvent accordé un plaisir qui restait à l’époque exceptionnel. Parfois au goûter, je pouvais enfiler un paquet de bonbons ou un paquet de chips. Pas ce qu’il y a de plus recommandé en somme. 

Sauf que maintenant, il faut que je sois entièrement honnête, c’est devenu quasiment quotidien. Je m’arrête après le boulot pour acheter des bonbons, ou un paquet de biscuits apéro, ou un fromage et du pain (que là, je ne mange pas d’une seule traite), le ditributeur de friandises au boulot m'appelle par mon prénom et est en train de me trouver un surnom… Bref, je m’empiffre. 

Je n’ai pas faim pourtant. Mais j’ai envie de manger. J’ai envie de trucs très spécifiques. N’allez pas me proposer un cookie quand j’ai envie de crocodiles multicolores ! 

Serais-je devenue boulimique ? 

Dans ma tête, ce n’est pas quelques friandises ou des cahuètes qui vont altérer mon régime alimentaire. Et pourtant… Quand c’est quotidien… 

J’ai énormément de mal à lutter contre ces pulsions. Ca n’est pas juste une envie de grignotage, j’en ai BE-SOIN. C’est là que je trouve ça grave ! Dans ma tête, je sais que je ne devrais pas, je sais que c’est pas bien mais j’ai toujours des excuses et à la limite, je mets mes pensées sur OFF et hop, c’est dans le panier. 

J’ai l’impression de m’auto détruire. C’est presque comme si je me lançais des pierres à chaque bouchées. Je le sais. D’ailleurs, après le premier crocodile engouffré, je n’ai presque plus aucun plaisir à manger. C’est un automatisme. Je sais pourtant que j’irai au fond du paquet. 

On sait tous que la nourriture a un côté réconfortant dans lequel on se plonge vite. Je comble sans doute un manque affectif, l’ennui du boulot et justement le fait que je me trouve énorme et que les kilos à perdre me semblent insurmontable. Vous allez me dire, faut s’occuper l’esprit, ça ne donne pas des envies de manger. FAUX ! Je suis toujours très occupée, je cours à droite à gauche, je n’ai jamais le temps de rien. Je n’ai pas besoin de plus d’occupations. 

Bref, je veux agir. Je veux arrêter. Je ne sais pas comment je vais faire, comment je vais m’y prendre mais je vais agir. C’est certain.

 

Ca t’est déjà arrivé ? Tu as des astuces ? Des vraies, hein ?